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Les confessions de Constanze Mozart

Wolfi & Stanzi

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franc-maçonnerie

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pélerinages

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Résumé...

Constanze vécut à Vienne, chez sa mère, Caecilia Weber qui l’employa au ménage et à la cuisine malgré son remarquable talent de chanteuse, l’humiliant journellement et lui rappelant entre deux hanaps d’alcool la hideur de sa figure comparée à ses trois sœurs.

L’aînée des filles, Josepha, se montra souvent envieuse et mesquine ; elle détenait un organe vocal exceptionnel ainsi qu’une rare gloutonnerie.

Aloisia, la seconde, dotée d’une beauté renversante et d’un caractère insensible s’exerçait à manipuler son entourage ; elle se fiança avec Wolfgang Mozart pour exploiter ses connaissances et devenir cantatrice.

La douce et serviable Sophie, qui était la plus jeune, se destinait à la comédie.

Constanze était donc la troisième des quatre filles Weber, toutes instruites en musique et en chant.

Grâce au concours de son fiancé, la belle Aloisia devint rapidement célèbre et adulée ; elle rompit ses fiançailles en public, laissant Wolfgang Mozart consterné de tristesse et terriblement fâché.

Il se dédommagea en jouant une mélodie très célèbre pour sa grossièreté, sur laquelle il inventa des paroles de son cru « Je laisse volontiers la fille qui ne veut plus de moi, et ceux qui ne m’aiment pas je les emmerde… ».

Malgré ses complexes, Constanze tomba éperdument amoureuse de l’ancien fiancé de sa sœur.

Bien que petit, affligé d’une grosse tête et d’une malformation congénitale cachée sous les rouleaux de sa coiffure, elle le devinait follement drôle et pétri de génie.

Impatiente de se débarrasser de sa fille, la mère Weber brusqua les noces par de multiples complots.

Wolfgang Mozart épousa Constanze Weber le 4 août 1782, contre l’avis de son père Leopold Mozart.

Considérant que son fils s’était odieusement fait piéger, le vieux Mozart méprisa Constanze toute sa vie, soutenu par sa fille Nannerl, dont le caractère se gâtait dans la quête d’un mari.

Le jeune couple vécut au bercement des fêtes viennoises, goûta l’ivresse de la gloire, des bals à la cour et des fréquentations illustres telles que Joseph Haydn, Lorenzo da Ponte, Casanova…

En 1784, Wolfgang Mozart fut initié franc-maçon ; il favorisa les principes de Liberté, Egalité, Fraternité de ses frères de loge au travers de ses œuvres musicales, souvent empreintes de symboles occultes.

Dans le secret du temple, il vit son père entrer au grade d’apprenti, puis Joseph Haydn qu’il appela affectueusement « papa ».

Radieux, se sentant courtisés par les plus grands amateurs de musique, Wolfgang et Constanze vécurent les plus belles années de leur mariage.

Puis, aux larmes des enterrements de quatre enfants, s’ajouta l’abandon du public.

Antonio Salieri et ses alliés conspirèrent pour saboter les projets de Mozart.

Wolfgang raconta dans ses lettres à son père - parfois écrites avec un code secret - les cabales dont il fut victime et montra une évidente lucidité sur la jalousie qui l’entourait.

Hélas, cette acuité ne protégea nullement le compositeur de la ruine.

Assailli de dettes, le couple emprunta de l’argent, emménagea dans des appartements de plus en plus sombres et vendit l’argenterie pour survivre.

Constanze, qui attendait son dernier bébé, fut atteinte d’ulcères variqueux aux jambes et dut faire de fréquentes cures ; le traitement était onéreux et malgré leur situation précaire, Wolfgang contraignit sa « petite femme chérie » à partir se soigner à Baden, accompagnée de son élève Franz-Xaver Süssmayr et de la petite sœur Sophie.

Il n’en fallut pas davantage pour calomnier Constanze, accusée de mariage « en détrempe », alliance coupable derrière une apparence respectable.

Accablée, Constanze rentra précipitamment à Vienne auprès de son mari dont la pâleur et la tristesse l'affolèrent ; les finances du ménage étaient désastreuses.

Le bébé naquît avec une malformation identique à celle de Wolfgang.

Cette preuve incontestable de fidélité ne garrotta pas les mauvaises langues.

Soutenu par les sœurs et la mère Weber devenue graduellement affectueuse, le couple Mozart attendit un regain de succès par La Flûte enchantée, jouée dans le théâtre populaire d’Emmanuel Schikaneder.

Josepha y tint le rôle de la  Reine de la nuit .

Criblé de dettes, Schikaneder « oublia » de verser à Mozart sa part de bénéfices.

Wolfgang accepta d’écrire un Requiem pour le compte d’un certain Walsegg-Stupach, acheteur réputé pour les œuvres qu’il faisait jouer par son orchestre personnel, les prétendant écrites de sa main.

Exténué et découragé, Wolfgang Mozart se coucha en novembre 1791, souffrant d’une grave insuffisance rénale et de complications cardiaques.

Son corps et ses membres enflèrent au point de ne plus pouvoir plier les bras ni enfiler « une robe de chambre ouatée qu’on lui passe par-devant ».

C’est alors que lui parvinrent des commandes de nombreux théâtres d’Europe et des propositions de contrats mirifiques.

Enfin la gloire et la richesse !

Mais il était trop tard.

Dictant ses dernières recommandations musicales à son élève Süssmayr (qu’il appelait parfois Snaï ou encore Trou du cul) et, se reprochant d’abandonner sa femme dans l’indigence, le génie de la musique rendit l’âme le 5 décembre 1791.

Ensevelis de dettes et de chagrin, la veuve et ses deux orphelins, furent écartés de la brève cérémonie funèbre, comme la loi l’imposait.

On lui remit toutefois un masque mortuaire en plâtre du visage de son époux.

Wolfgang Mozart fut enterré dans un tombeau communautaire à six places, sans croix ni stèle gravée, comme cela était l’usage, seuls les nobles possédant la permission de sceller une plaque au mur d’enceinte du cimetière.

Quelques temps plus tard, Constanze découvrit un document signé de la main de Süssmayr, prouvant que celui-ci trahissait Mozart en procurant des copies de ses œuvres à son plus grand rival, Salieri.

Constanze dissimula sa colère en suppliant Süssmayr d’achever le Requiem et lui permettre ainsi d’en percevoir les revenus.

La mort dans l’âme, elle confia ce travail à celui qu’elle détestait le plus au monde, tandis que s’amorçait en elle un intarissable désir de revanche.

 

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