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PELERINAGE A VIENNE AVEC CONSTANZE MOZART |
Cher ami visiteur,
La ville de Vienne m’a ouvert ses bras, puis elle
les a refermés pour ensevelir mon divin époux,
Wolfgang Mozart.
Je vous invite à parcourir en ce lieu quelques
moments de joie, quelques instants tristesse aussi,
et surtout, à découvrir les hauts lieux
de souvenirs, où notre courte de vie de bonheur
se déroula.
Je serai votre guide, dans les allées dessinées
à la mémoire de Wolfgang Mozart… |
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| Voici exactement l’aspect des
quartiers où nous avons logé ; les
grandes façades ornées de statues et de
gargouilles sculptées dans la pierre, étaient
généralement des palais privés.
Certains riches commerçants possèdaient
ce genre de maison, parfois, agrémentées
d’une salle de concert privée.
Sur le Graben, en 1782, il y avait beaucoup de femmes
qui marchaient seules, cherchant les rencontres aventureuses.
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Il était donc fort mal considéré, pour une jeune fille
de bonne famille, de marcher seule dans la rue ;
nous avions toujours un « chaperon »,
c’est à dire une compagnie qui garantissait
notre bonne réputation.
Lorsque ma mère a appris que je me promenais
seule avec Wolfgang Mozart et que nous « badinions »
ensemble, elle a exigé qu’il signe un contrat
dans lequel il s’engageait à m’épouser
dans les 3 ans, faute de quoi, il verserait à
ma famille une pension.
Très affligée par ces méthodes,
je rendis sa liberté à Wolfgang en déchirant
le contrat ; mais nous étions sincèrement
amoureux, et lorsque nous nous mariâmes, tout
le monde fut touché par nos sentiments et chacun
pleura de bonheur. |
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Nous avons habité dans un appartement
situé dans Domgasse, dans la maison qui s’appelle
aujourd’hui « Figarohaus »,
car c’est dans cette demeure que Wolfgang Mozart
composa son opéra « Les noces de Figaro ».
Nous étions très heureux à cette
période, presque insouciants, car tout semblait
sourire à notre avenir.
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| Les jalousies et les commérages
ne parvenaient pas à ternir notre bonheur.
Les rumeurs répandues sur notre compte nous
accusaient de dépenses indécentes, de
tromperies et de fausseté.
On raconta même que le nez de Wolfgang Mozart
s’était mis à enfler juste après
son mariage, et on l’appela « le compositeur
au gros nez ». |
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Aujourd’hui encore, de nombreux
visiteurs passent chaque jour dans cet appartement de
Figarohaus. |
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C’est un lieu où l’émotion est intense, et il arrive
parfois que des admirateurs aient un malaise en franchissant
la porte.
L’escalier de l’immeuble est interminable ;
deux portes d’entrée servent notre logement :
1 dans la cuisine et 1 côté petit salon.
Notre grand salon était assez vaste pour y
recevoir de nombreux invités et danser toute
la nuit. |
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Le plafond de la salle où Wolfgang
aimait travailler était magnifique : voici
une vue de cette pièce.
Les murs sont couverts de marbre et de travertin de
couleur rouge, ainsi que de feuilles d’or.
Les guides racontent que c’est sous cette décoration
que Wolfgang écrivait, mais en fait, nous dormions
à cet endroit (la marque de l’alcôve
de notre lit est encore visible).
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Wolfgang mozart restait souvent au lit le matin, pour
composer, sous les ornements de notre chambre.
N’aimeriez-vous pas vous reposer dans un si beau
décor ? Nous avions tant rêvé
de ces richesses, en visitant les palais de Vienne ! |
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Pendant ce temps, Antonio Salieri inventait toutes
sortes de cabales, pour faire sombrer les projets d’opéra
de Mozart et ternir la réputation de notre mariage.
Il admirait aussi beaucoup la musique de mon mari et
se rendait à chacune de ses représentations,
en compagnie de sa maîtresse la cantatrice « Cavalieri ».
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Parfois, parce que Wolfgang était un homme bon et généreux,
nous prêtions notre voiture personnelle à
Antonio Salieri ou bien, nous allions le chercher afin
de le conduire au théâtre.
Là, il devenait aimable et flatteur.
Puis, de retour dans son logis froid et doré,
il recommençait à inventer toutes sortes
de manigances contre celui qu’il admirait plus
que tout, jusqu’à en devenir fou. |
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Celui qui écrivit les livrets
de 3 des plus grands succès de Wolfgang Mozart,
était Lorenzo da Ponte. Nous lui devons les textes
de le Nozze di Figaro, Cosi fan Tutte et Don Giovanni.
Que dire de lui ? J’aimais beaucoup l’esprit
de cet homme, mais il était si coquin qu’il
dût s’enfuir et s’installer à
New York, où on le retrouva professeur d’italien.
Sur cette vue, vous pouvez peut-être croire qu’il
était sérieux, même ennuyeux, mais
ne vous y fiez point !
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Da Ponte et Wolfgang dépensaient beaucoup de temps à boire et
festoyer, puis ils écrivaient en pouffant de
rire, les œuvres magnifiques que vous connaissez
à présent.
C’est Salieri qui le fit venir à Vienne
et c’est donc par son intermédiaire que
nous le rencontrâmes.
Ses mémoires furent retrouvées par hasard,
à New York, par l’auteur français
Lamartine qui les fit publier. |
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Voici l’appartement que j’ai occupé
à Baden, durant mes cures ; je souffrais
d’ulcères variqueux aux jambes, et j’étais
aussi très souvent enceinte. |
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Hélas, beaucoup de nos pauvres enfants sont morts.
Wolfgang m’avait réservé le rez
de chaussée que vous voyez ici, avec la porte
et la fenêtre au premier plan. |
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C’est là que franz-Xaver
Süssmayr vint passer quelques semaines avec moi,
afin de copier des œuvres de mon époux,
sous ma surveillance, et c’est ainsi que l’on
raconta qu’il était mon amant.
Je le trouvais rustre et stupide.
Si j’avais dû tromper mon mari, j’eusse
choisi un être plus brillant que lui et surtout
moins triste !
Une fois encore, il fallut faire taire les mauvaises
langues !
Le destin s’en chargea, car notre dernier fils,
à la naissance, présenta une marque bien
distinctive, venue de son cher père. (Voir le
détail de cette malformation congénitale
dans le livre « Les confessions de Constanze
Mozart », éditions Plon, Isabelle
Duquesnoy)
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Pourtant, aujourd’hui encore, certaines biographies m’offensent
et parlent de moi, pauvre créature, comme d’une
traînée, indigne du génie de Wolfgang
Mozart.
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Wolfgang Mozar écrivit quelques œuvres
merveilleuses dans ce petit appartement de Baden, en
ma compagnie.
La plus célèbre est « l’Ave
verum corpus ». Comme je l’ai dit aux
époux Novello, entendre ces notes me fait encore
pleurer 50 ans plus tard.
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Nous étions vraiment heureux. Dans « Les confessions de Constanze
Mozart » vous trouverez l’intégralité
de nos lettres d’amour et les secrets de nos petites
disputes…
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Voici un exemple de sa gentille écriture
de…cochon, avec un tache d’encre. |
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Nous étions invités à
toutes les soirées masquées, les redoutes
nous amusaient beaucoup ; nous avions même
organisé un bal dans notre logis et toute l’assemblée
a dansé et bu joyeusement.
Wolfgang Mozart m’avait interdit de mettre des
chaises dans le salon, afin que tout le monde dansât
jusqu’au matin ! |
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Nous étions si bien considérés que les découpages
de silhouettes de papier - très à la mode,
représentaient les œuvres de mon mari, ou
parfois nos silhouettes personnelles.
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Voici le piano de Wolfgang Mozart, que nous faisions
transporter toutes les semaines dans les concerts privés
et les soirées de bals. |
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Il se désaccordait souvent, car ses petits marteaux
étaient sensibles à l’humidité.
Bien souvent, Wolfgang passait la matinée plongé
dans le ventre de son piano ; il disait quelques
gros mots en réparant son instrument et moi,
je riais de l’entendre jurer dans toutes les langues :
en latin, en grec, en italien, en français, en
anglais et en allemand. |
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Pour ma part, je n’ai pas appris
à parler autant de langues que Wolfi, cependant,
de nombreux témoins attesteront m’avoir
entendue parler en italien très convenablement
et en français, de façon très aisée.
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On continue à dire « Constanze Mozart
était idiote, froide et inculte. »
N’est-ce pas injuste et méchant ?
On m’a souvent et gentiment reprise sur une petite
faute que je faisais souvent ; par exemple, pour
inviter une personne à me rendre visite vers
3 heures l’après-midi, je disais :
« venez cet après dîner ».
Wolfgang aimait ma façon de parler et j’ai
su me faire aimer telle que j’étais. |
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Vous savez
sans doute que Wolfgang Mozart était franc-maçon.
Mon mari souhaitait rejoindre tous ces penseurs pour
travailler vers l’amélioration de l’Humanité
et répandre ses bienfaits autour de lui.
J’ai même souhaité le rejoindre
dans cette philosophie, mais il est mort avant que nous
puissions concrétiser ce projet.
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Vous en saurez bien davantage, si vous le souhaitez, en lisant les pages consacrées
à ce sujet… |
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Voici le vrai visage du « messager du Requiem ».
Cet hommes resta mystérieux pendant quelques
temps, mais la légende que le XIXe siècle
a bâti autour de cette commande est grotesque.
Nous savions que cet homme était le fils du
maire de Vienne, mais nous ne savions pas exactement
pour le compte de qui cette messe des morts fut commandée
à Mozart.
Plus tard, nous le sûmes et cela nous sembla
grotesque.
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Savez-vous pourquoi le commanditaire demandait à
rester anonyme ?
Eh bien, tout simplement parce qu’il achetait
des œuvres à des compositeurs, les faisait
jouer par son orchestre personnel, en faisant croire
à ses invités qu’il avait écrit
lui-même la musique.
Ce comte Walsegg –Stuparch n’a pas trompé
son monde bien longtemps.
Tout Vienne se moquait de son orgueil et ses domestiques
racontaient partout ses manigances.
Ce Requiem fut commandé par le comte, pour être
joué au moment de l’anniversaire du décès
de sa jeune épouse.
Vous voyez, même dans la façon d’honorer
les morts, certains ne craignaient pas le mensonge ! |
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Wolfgang sentit ses forces décliner ;
il devint triste et sa mine pâlit de jour en jour.
Aucun médecin, aucune saignée ne put
lui ôter de l’esprit qu’il allait
bientôt mourir.
Alors il travailla encore plus vite, sans même
se reposer.
Deux fois, il fut transporté dans son lit, inanimé,
car il avait refusé de dormir avant la fin de
sa composition. |
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Voici ce qu’il reste de la maison où Wolfgang
Mozart est mort ; les deux fenêtres que vous
voyez à gauche sont celles de son cabinet de
travail ; une 3e fenêtre donnait de l’autre
côté de la rue, à l’angle. |
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Le lit de son cabinet de travail était dans un coin, recouvert d’une
couverture blanche.
Maintenant, à cette adresse, vous trouverez
un grand magasin, où tout le monde passe chaque
jour sans penser une petite seconde aux souffrances
entendues par les murs de cette bâtisse.
Regardez bien, derrière ces 2 fenêtres,
la terre a emporté l’un de ses plus grands
génies. |
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| Vous connaissez aujourd’hui le nom de la maladie
qui emporta Wolfgang Mozart, mais à notre époque,
personne ne savait comment guérir les « insuffisances
rénales » graves.
Il fut emporté dans la fièvre, le gonflement
de ses membres et d’énormes difficultés
respiratoires (syndrôme de Schölein-Henoch).
On écrivit toutes sortes de suppositions à
ce sujet, et même qu’il avait mangé
des côtelettes avariées, durant mon absence.
Rien n’est plus stupide ; il suffit de connaître
toutes les maladies qu’il avait contractées
durant sa jeunesse, pour comprendre que son « insuffisance
rénale » justifiait, à votre
époque de progrès, un traitement lourd
et certainement même une greffe des reins. |
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D’autres légendes ont également
la vie dure : à propos de ses obsèques,
de la soit disant fosse commune et de mon absence lors
de la cérémonie. |
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J’ai tout expliqué dans « les
confessions de Constanze Mozart », la loi
et les interdictions de l’époque, les traditions
de deuil, auxquelles je ne pouvais nullement me soustraire,
le chagrin que me causa sa mort, la peur de rester veuve
avec 2 jeunes enfants à charge.
Je dévoile tout, sans craindre votre jugement,
car la voie du cœur et la sincérité
ne peuvent être piétinés au profit
de l’Histoire, n’est-ce pas ? |
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Voici la petite chapelle dite « chapelle
du crucifix » où Wolfgang Mozart,
mon regretté époux, reçut sa bénédiction.
Oui, son cercueil resta hors de la cathédrale.
N’oubliez pas que :
- Son appartenance à la franc-maçonnerie
le rendait inquiétant par le clergé.
- Sa maladie était alors indéterminée
et l’on craignait les contagions.
La loi interdisait les cérémonies funèbres
dans la cathédrale.
- La loi interdisait les cortèges jusqu’au
cimetière (trop éloigné à
pied)
- La loi interdisait les statues et stèles
dans les cimetières, excepté pour les
nobles, qui avaient l’autorisation de sceller
une plaque sur le mur du cimetière.
- L’empereur exigeait que tous les mots aient
un cercueil personnel et définitif, suite aux
émeutes causées par sa décision
contraire. (Voir détail dans les annotations
de « les confessions de Constanze Mozart ». |
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Après la mort de Wolfgang Mozart, je suis
devenue la Veuve Mozart.
Mes fils sont allés en pension chez mes amis
de Prague, et je me suis rendue dans toutes les villes
d’Europe où j’ai chanté en
concert, parfois avec ma sœur Aloisia.
Les journaux ont salué mon talent dans « la
Clémence de Titus ». On sait maintenant
que je possédais la faculté de chanter
tous les airs d’opéra de Mozart. |
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Je me suis liée d’amitié
à un diplomate danois, qui était alors
locataire dans ma maison de Vienne ; Georg Nissen
était passionné par l’histoire de
Mozart.
Il me proposa de l’épouser, alors que
l’Autriche croulait sous la pression de la guerre.
J’ai eu peur de l’avenir, j’étais
épuisée et si seule…
Je suis partie vivre au Danemark avec lui, puis, des
années plus tard, nous nous sommes installés
à Salzbourg.
Nous avons écrit ensemble la première
biographie complète de Mozart. |
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Georges (ou Georg) Nissen mourut et
me laissa veuve, à l’abri des besoins matériels.
Je n’eus pas d’autre combat que celui
de continuer à défendre l’œuvre
de Wolfgang Amadé Mozart et défendre son
honneur par ses fils orphelins, que Georg avait généreusement
considérés comme ses enfants.
Je n’eus pas d’autres enfants, d’ailleurs,
bien qu’au moment de mon mariage avec Nissen,
il me fut encore possible d’en concevoir.
Mais pour cela, il aurait été nécessaire
que je le veuille, et cela m’était insupportable. |
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Vous vous demandez certainement pourquoi
il y a 2 monuments Mozart, dans le cimetière
de St Marx Friedhof ; l’unique réponse
n’est que la plus simple vérité.
Le monument principal, est sa « tombe »
à l’endroit que le fossoyeur m’a
désigné comme étant l’emplacement
où mon tendre mari fut déposé.
Le second, celui que vousd voyez sur cette vue, orné
d’une colonne et d’un ange, est dédié
à sa mémoire.
Certains prétendent que c’est là
que furent déposés ses restes, après
le « retournement » de sa tombe. |
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photo |
Les monuments à la gloire de Wolfgang
Mozart ne furent dressés que 50 ans après
sa mort ; je me suis battue pour cela , jusqu’à
mon dernier souffle.
On avait oublié sa musique, car d’autres
compositeurs de grand talent furent à la mode ;
j’ai vu naître et mourir Beethoven et puis
Franz Schubert, j’ai applaudi bien des musiques
nouvelles.
Et même si la nostalgie gâchait mon plaisir,
je ne l’ai jamais montrée. Wolfgang Mozart
vivait en moi ; je n’ai cessé de crier
son génie.
C’est à vous, maintenant, de faire vivre
son œuvre afin qu’elle rayonne dans tous
les cœurs et apaise les tourments du monde. |
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Votre dévouée servante
Constanze Mozart |
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| ©
Excellent Rameur 2004 |
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