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à Augsbourg en 1719, il meurt à Salzbourg en
avril 1787.
Fils de relieur, ses
deux parrains sont chanoine et révérend. Léopold
tient un second violon dans l’orchestre de Salzbourg.
L’année
de la naissance de Wolfgang, il publie un ouvrage intitulé
: " Essai de méthode approfondie de violon"
qui le rend célèbre en dehors du pays, en sa
qualité de professeur, compositeur et violoniste.
En 1757, il obtient
le titre de compositeur de la cour et de la chambre princière
et, se trouve, en 1763, nommé vice- maître de
chapelle. Il n'obtiendra jamais le titre de Kappelmeister
qu'il espérait et a convoité toute sa vie.
Léopold eût
un rôle capital dans l’éducation, l’instruction
et la formation de Wolfgang Mozart, son jeune fils.
Il consacra la plus
grande partie de son temps à asseoir sa carrière.
Il fut souvent critiqué pour la manière dont
il exhibait ses enfants à travers l’Europe au
préjudice de leur santé physique et morale.
Le départ de
son fils pour Vienne le marqua beaucoup. Il se sentit abandonné
par ce fils, pour lequel il avait sacrifié ses propres
rêves (mais les aurait-il réalisés seul,
cela est une autre question) et lui fit payer l’amertume
de son dépit dans ses lettres, en lui reprochant de
l’abandonner, d’avoir fait mourir sa mère,
et de négliger son honneur, et bien d’autres
sujets issus de commérages (Horreur ! Wolfgang aurait
osé manger de la viande les jours maigres !).
Certaines névroses
de Wolfgang Mozart sont directement liées au poids
du joug paternel et au perpétuel chantage affectif
que Leopold excerce toute sa vie (et même post-mortem)
sur l’esprit de son fils.
Lorsque Wolfgang présente
Constanze à son père, il ne se passe rien :
ni effusion ni colère. L’indifférence
fera souvent enrager Constanze, qui ne désespérera
pourtant jamais de se faire apprécier, à défaut
d’aimer, par ce second père distant ; elle le
trouve froid et hautain, il la croit superficielle et dépensière.
Rien n’est possible
entre eux, même après la naissance de Carl-Thomas,
qui, devenant le premier petit-enfant du vieux Leopold, devait
inspirer un peu de tendresse.
L’irréductible
Leopold préférera les enfants de Nannerl, sa
fille aînée, et le fera nettement savoir dans
sa correspondance.
Malgré cela,
il est indéniable que la personnalité de Leopold
Mozart fait de lui un individu très érudit,
passionné et sincère, aussi bien dans ses débordement
que dans l’expression de ses traits d’humour grinçant.

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