|
Il fut l’élève
de Wolfgang Mozart, également
celui de Salieri, après
la mort de Mozart (mais aussi avant, puisque l’on connaît
maintenant sa trahison, attestée par un document récemment
retrouvé).
Mozart le trouvait un peu rustre,
gentil mais lourd, et adorait lui donner toute sorte de surnoms
comme « Süssmayr-crotte » et Snaï
(qui ne veut rien dire du tout et qui, parfois, servait à
Mozart d’interjection joyeuse).
On le soupçonna
d’être l’amant de Constanze durant sa dernière
grossesse, parce que Mozart le payait pour rester auprès
de sa femme, souffrante, en cure à Baden et être
son "souffre-douleur" ainsi que son copiste. (On
notera avec délice les lettres de Wolfgang à
Constanze, dans lesquelles il
indique la conduite à tenir avec Süssmayr : "pince-lui
le nez avec une écrevisse, flanque-lui une claque en
disant qu'il y avait une mouche à chasser sur sa joue,
fais tout ce que tu veux...").
La naissance du dernier enfant Mozart
mit fin aux rumeurs d'adultère de Constanze,
grâce à une marque distinctive, mais pourtant,
celle-ci ne cessera jamais de se méfier de Süssmayr.
A la mort de
Mozart, elle lui demande à contre cœur
de terminer le Requiem, selon les indications données
par le défunt. Il se trouva fort vexé de ne
pas avoir été désigné en premier
pour ce travail, car Constanze, subitement veuve du grand
Mozart, et maman de deux jeunes orphelins, fit d'abord appel
à Eybler pour finir le sublime Requiem.
Selon les indications qu'elle fournira
plus tard à Vincent et Mary Novello
: " Je pensais que cette tâche
était simple à effectuer, puisque Wolfgang Mozart
avait déjà noté toutes les parties principales
de cette composition ; il ne restait qu'un simple travail
de complément à faire, selon la volonté
précise de Mozart."
Süssmayr
commit quelques erreurs sur la partitions (aujourd’hui
mondialement reconnues comme étant des erreurs inadmissibles
en composition musicales) et osa également imiter la
signature de Mozart.
Il corrigea aussi quelques notes
de Eybler, pourtant plus doué que lui, et dans ces
corrections, certains veulent aujourd'hui encore, lire la
traduction de son amertume et de sa jalousie. On suppose quelques
additions de sa main dans le Concerto
pour Cor en Ré majeur ainsi que dans les récitatifs
secs de la CLEMENZA DI TITO.
Il travailla pour le théâtre
national depuis 1794 jusqu’à sa mort.

|