|
Orphelin à 15 ans, il fut
emmené à Venise ; un an plus tard, on le ramène
à Vienne où Gassmann fait son éducation
musicale, selon son plus grand rêve.
En 1774 : il est nommé compositeur
de la cour et chef d’orchestre d’opéra
italien.
En 1775, il épouse Theresia
Helferstorfer et conçoit 8 enfants avec elle. Plus
tard, lorsque Wolfgang Mozart débarque à Vienne,
Salieri comprend le génie qui l’habite et tremble
pour ses privilèges.
De cabales en commérages,
Salieri dépense une énergie
folle à détruire la carrière de Mozart
; pourtant, malgré sa jalousie, il se cache dans les
loges des théâtres pour aller écouter
les œuvres de Mozart et verse des larmes de bonheur en
entendant ses notes. Wolfgang Mozart est loin de se laisser
duper par les mines flatteuses du compositeur de la cour ;
ainsi écrit-il à son amie et frère de
loge : "Les cabales de
Salieri contre mon opéra ont échoué,
mais je vous en dirai plus de vive voix."
En 1788, il est nommé maître
de chapelle à Vienne, mais cela ne calme nullement
sa jalousie.
Mozart et Salieri
ont partagé une maîtresse : la Cavalieri,
cantatrice de « l’Enlèvement
au Sérail ». Contrairement à ce
que l’on remarque dans le très beau mais peu
fiable film « Amadeus
», Salieri n’a jamais fait vœu de chasteté
lors d'un pacte avec Dieu, en tous cas ce voeu ne fut respecté
ni avec sa femme ni avec sa maîtresse notoire !
Il eut parmi ses élèves,
les plus grands noms de la composition : L. v. Beethoven,
F. Schubert, F. Liszt,
et…les fils Mozart (qui ne figurent certes pas dans
la listes des grands compositeurs, mais les efforts qu'ils
firent pour y parvenir méritent au moins d'être
mentionnés).
Constanze détestera
Salieri du vivant de Mozart, puis elle calmera sa colère
lorsqu'elle utilisera ses indéniables facultés
de compositeur et de professeur, allant même jusqu'à
encourager ses fils à le consulter de temps à
autre.
Antonio Salieri
meurt presque oublié, pétri de regrets
concernant la mort de Wolfgang Mozart, qu'il s'accuse, un
temps dans son asile de fous, d'avoir empoisonné. Carl,
fils aîné des Mozart croira quelques temps à
cette hypothèse, et déclarera : "Le
corps de mon père était resté mou après
son décès, et cela montrait bien qu'il avait
été empoissonné."

|